J'ai du acheter un portable récemment, et j'ai pris le HTC DHD...mais je n'en suis pas super satisfait. J,ai encore une 10 jours pour l'échanger, contre le Nexus S par exemple. Des avis sur la questions? Merci, ça m'aiderait à choisir.
Grace à Free, je ne peux pas regarder Élisa sur Arte... filme que j'avais beaucoup aimé quand j'étais ado... Pourtant ça marchait très bien cette semaine.
Et oh mon Dieu, que la cérémonie est mauvaise. Antoine de Caunes, qui ne sait pas faire grand chose à part envoyer des saucisses, avec les actrices ridicules du film Tournée... Il n'y a pas que la diplomatie de l'hexagone qui sombre. Sérieusement, qui organise cette merde?
Et le César du meilleur espoir féminin, qui ne sait pas jouer. Si au moins elle avait choisi une robe quelle serait fière de porter. Pourquoi cette robe couleur abricot, qu'elle n'assume même pas, en cachant sa gorge. Leila Bekhti...aucun talent.
Et le mec qui a écrit son discours sur son BBerry... c'est le pompon..j'aurais tout vu...
J'espère seulement que ça ne passe pas sur TV5 Monde.
Retour prévu à Montréal dans un mois...partagé entre la demi joie de tout recommencer et la douleur de retourner dans la ville la plus déprimante au monde.
Pourquoi remettons-nous souvent les choses au lendemain ?
Cet article a été publié à l'origine sur Internetactu.net. puis sur LeMonde.fr (http://www.lemonde.fr/technologies/article/2011/01/07/pourquoi-remettons-nous-souvent-les-choses-au-lendemain_1462548_651865.html)
La procrastination est la tendance (plus cognitive que pathologique comme nous allons le voir) à remettre systématiquement les choses au lendemain. Mais, rappelle le journaliste David McRaney sur son blog, la procrastination correspond à une idée reçue qui affirme qu'on est paresseux et qu'on gère mal son temps, alors qu'à la vérité, elle est alimentée par notre faiblesse à gérer nos impulsions.
Si vous jettez un oeil à la file d'attente des films que vous projetez de voir (comme c'est le cas sur un service de VOD ou de prêt de DVD comme Netflix), vous constaterez qu'elle est constituée pour beaucoup de documentaires passionnants et de films d'auteurs, plus que des derniers blockbusters (qui demeurent toujours parmi les plus loués, comme le montre l'étonnante cartographie des locations de Netflix). Selon une étude menée en 1999 (.pdf) par Daniel Read, George Loewenstein et Shoban Kalyanaraman, portant justement sur notre capacité à choisir entre des films mémorables et exigeants ou amusants et oubliables, nous avons massivement tendance à choisir les seconds au détriment des premiers. Et des études plus récentes insistent aussi sur notre inconsistance en la matière.
On a tous tendance à dire qu'on préfère les fruits, mais lorsqu'une tranche de gâteau se présente à côté d'une pomme, c'est, statistiquement, vers le gâteau que va le plus facilement se diriger notre main. C'est pourquoi les files d'attente des films que l'on doit voir sont pleines de bons films.
Les psychologues parlent ainsi du "biais du présent" pour caractériser le fait que nous sommes bien souvent incapables de comprendre que ce que nous voulons à long terme et ce que nous voulons maintenant ne sont pas la même chose. Le biais du présent explique pourquoi vous achetez des légumes et des fruits et que vous oubliez de les manger…
Alors qu'on prend de bonnes résolutions, la procrastination nous conduit à agir autrement… C'est pourquoi on attend la dernière minute pour acheter les cadeaux de Noël, qu'on oublie de s'inscrire pour aller voter, qu'on préfère jouer encore un petit peu au jeu vidéo alors qu'on a un devoir à rendre demain matin, etc.
"Vous pouvez essayer de combattre ce penchant naturel. Acheter un agenda. Rédiger une liste de tâche… Vous pouvez lire tous les livres que vous voulez pour vous détacher de vos mauvaises habitudes… Vous pouvez devenir un drogué de la productivité entouré d'instruments (comme RescueTime) pour vous rendre la vie plus efficace, ces outils ne vous serviront à rien, parce que le problème ne repose pas sur la gestion du temps, mais sur le conflit qui se déroule dans notre cerveau."
LE SECRET DE LA MAÎTRISE DE SOI N'EST PAS DANS LA VOLONTÉ, MAIS DANS LA DISTRACTION
Dans les années 60, Walter Mischel a mené des expériences à l'université de Stanford sur les conflits de négociation des enfants. L'expérience est bien connue. Les enfants étaient assis devant une table avec des guimauves devant eux, ils pouvaient les manger tout de suite ou attendre que le chercheur revienne, auquel cas, il leur offrirait le double de bonbons.
Quand Walter Mischel a commencé à analyser les résultats, il a remarqué que les enfants qui avaient le plus vite saisi les bonbons étaient plus susceptibles d'avoir des problèmes de comportements, qu'ils ont obtenu de moins bons résultats scolaires que les autres… explique Jonah Lehrer dans l'excellent article qu'il consacra au New Yorker sur le "secret de la maîtrise de soi".
30 % des enfants ont réussi à attendre le retour du chercheur, 10 à 15 minutes plus tard. Bien qu'également soumis à la tentation, ils avaient eux trouvé une façon de résister…
Walter Mischel s'est rendu compte qu'il y avait un lien entre la performance scolaire des enfants et leur capacité à se contrôler. En 1981, il a recontacté 653 enfants qui avaient participé à l'expérience originelle, interrogeant leur capacité à planifier, à faire face à des problèmes à s'entendre avec leurs pairs. Et Mischel a remarqué que les enfants qui avaient cédé rapidement étaient plus susceptibles d'avoir des problèmes de comportement que les autres.
Pour Walter Mischel, l'intelligence tient en grande partie de la maîtrise de soi. Pour comprendre pourquoi certains enfants ne peuvent attendre et d'autres réussissent à se contrôler, il faut arriver à penser comme ils pensent. L'expérience de Mischel a montré que la maîtrise de soi dépend d'une compétence essentielle : la "répartition stratégique de l'attention". C'est-à-dire qu'au lieu d'être obsédés par la guimauve qu'ils avaient sous les yeux ("le stimulus chaud"), les enfants ont essayé de détourner leur attention en se couvrant les yeux, en jouant à cache-cache sous le bureau ou en chantant des chansons. "Leur désir n'a pas été vaincu, il a simplement été oublié." La clef est d'éviter de penser à la guimauve.
Chez les adultes, cette compétence est souvent désignée comme la "métacognition" ou la "réflexion sur la réflexion", permettant aux gens de déjouer leurs lacunes. Les enfants qui avaient une idée du fonctionnement de l'auto-contrôle ont été mieux à même de retarder la gratification. Mais certains enfants pensaient que la meilleure façon de résister était de fixer la guimauve, ce qui est une idée terriblement insoutenable même pour le dernier des gourmands.
Pour Mischel, le test de la guimauve est un test prédictif puissant. Si on est sensible aux émotions chaudes, alors il faudra faire de manière à mettre plus d'argent de côté pour sa retraite que les autres par exemple… Des travaux ultérieurs ont montré que les différences comportementales entre enfants étaient observables déjà chez des enfants de 19 mois. Alors que certains enfants éclataient en larme, s'accrochaient à la porte face au stress de l'expérience, d'autres surmontaient leur anxiété, se distrayant, jouant avec des jouets. Les enfants qui avaient pleuré étaient aussi ceux qui, vers 5 ans, avaient également du mal à résister à la tentation de la guimauve.
Pour Mischel, notre capacité à l'autocontrôle est autant génétique que sociale. Mais le test a montré que la capacité d'enfants à l'auto-contrôle issus de familles à faible revenu du Bronx était moindre que celle d'enfants de Palo Alto. "Quand vous grandissez pauvre, vous n'avez pas l'habitude de retarder votre rétribution. Et si vous ne pratiquez pas, vous ne saurez pas comment distraire votre attention, vous ne saurez pas élaborer les meilleures stratégies…" Les gens apprennent à utiliser leur esprit, comme ils apprennent à utiliser un ordinateur : par essais et erreurs.
Mais cela s'apprend très simplement et très vite. En donnant comme conseil aux enfants d'imaginer un cadre autour des bonbons, les résultats sont devenus très vite spectaculaires. "La seule façon de vaincre nos instincts c'est de les éviter, de prêter attention à autre chose. Nous disons que c'est de la volonté, mais cela n'a rien à voir avec la volonté", explique John Jonides, un neuroscientifique de l'université du Michigan.
Mischel prépare une étude à grande échelle impliquant des centaines d'écoliers pour voir si les compétences de maîtrise de soi peuvent être enseignées pour qu'elles persistent à long terme. En d'autres termes, il veut apprendre aux enfants que les trucs ne fonctionnent pas que pendant l'expérience, mais qu'ils puissent apprendre à les appliquer à la maison, au moment de décider entre les devoirs et télévision par exemple.
Pour Angela Lee Duckworth, professeur de psychologie à l'université de Pennsylvanie et responsable de ce programme, essayer d'enseigner l'algèbre à un adolescent qui n'a pas la maîtrise de soi est un exercice assez futile. Selon elle, la capacité à retarder une gratification serait un facteur prédictif de comportement plus efficace que le QI. Si l'intelligence est importante, elle l'est moins que la maîtrise de soi. Walter Mischel sait qu'il ne suffit pas d'enseigner aux enfants quelques tours, le véritable défi est de transformer ces trucs en habitudes, ce qui demande souvent des années de pratiques assidues. "C'est là que les parents sont importants", reconnaît Mischel. "Ont-ils mis en place des rituels qui vous apprennent à retarder vos envies sur une base quotidienne ? Vous encouragent-ils à attendre ? Font-ils de manière à ce que cette attente vaille la peine ?"
Pour Mischel, les plus banales routines de l'enfance (comme ne pas grignoter avant le diner, d'attendre le matin de Noël pour déballer les cadeaux…) sont des exercices d'entraînement cognitifs en catimini, pour nous apprendre à déjouer nos désirs.
NOUS NE SAVONS PAS COMPOSER AVEC LES DÉLAIS
Si on offre à quelqu'un 50 $ maintenant ou 100 $ à la fin de l'année, il va choisir de prendre les 50 $. Si on offre 50 $ dans 5 ans et 100 $ dans 6 ans, temporellement l'écart n'a pas changé, mais il semble pourtant plus naturel d'attendre un an de plus, du moment qu'on aura déjà attendu longtemps. Pourtant, si nous n'étions qu'un animal raisonnable, nous choisirions toujours le montant le plus élevé, or nous avons plutôt tendance à nous saisir de ce dont on peut profiter au plus vite, rappelle David McRaney. Ainsi, Twitter nous semble plus gratifiant que de faire des tâches plus difficiles (comme écrire un article) dont dépend pourtant notre salaire en fin de mois.
Quand on est forcé d'attendre, nous avons tendance à être plus rationnels. C'est ce qu'on appelle "l'actualisation hyperbolique". Traditionnellement, les économistes considèrent que les individus optimisent une fonction d'utilité intertemporelle en actualisant les gains futurs de manière linéaire ; c'est "l'actualisation exponentielle". En fait, la psychologie et l'économie comportementales indiquent que les individus (mais aussi les animaux) actualisent les gains futurs de manière plutôt hyperbolique. L'actualisation hyperbolique rend possible un phénomène intéressant : l'inversion des préférences qui signifie qu'à un moment t, A est préféré à B, mais qu'à un moment t+n, B devient préféré à A, explique sur son blog Cyril Hédoin, maître de conférences en sciences économiques à l'Université de Reims.
Le meilleur moyen pour déjouer la procrastination, estime David McRaney, est de composer avec les délais. Pourtant, là encore ce n'est pas si simple. Une étude de Klaus Wertenbroch et Dan Ariely réalisée en 2002 (.pdf) avait créé 3 classes d'étudiants devant rendre 3 devoirs chacune. La première devait rendre les 3 devoirs bout de 3 semaines. La seconde classe a déterminé 3 délais différents. La dernière classe devait rendre un devoir par semaine. Sans surprise, c'est la troisième classe qui a obtenu les meilleurs résultats alors que le premier groupe a eu les résultats d'ensemble les plus catastrophiques. Les étudiants sans lignes directrices ont tous tendance à remettre leurs devoirs au dernier moment…
Ces résultats suggèrent que si tout le monde a des problèmes avec la procrastination, ceux qui reconnaissent et admettent leur faiblesse, sont dans une meilleure position pour utiliser des outils disponibles capables de les aider à surmonter cette difficulté, explique Dan Ariely dans son livre (C'est (vraiment ?) moi qui décide). "La procrastination est une impulsion, comme d'acheter des bonbons à la caisse du magasin."
Pour combattre la procrastination, il faut devenir un adepte de la réflexion sur la réflexion, conclut David McRaney. "Il faut comprendre que c'est le vous qui lisez ce texte et que c'est le même vous quelque part dans le futur qui sera influencé par différents désirs et idées, un vous dans d'autres dispositions, utilisant d'autres palettes de fonctions cérébrales pour peindre la réalité". Il faut être capable de discerner les coûts des gratifications à chaque fois que vous êtes amené à choisir.
Voilà qui demeure plus facile à dire qu'à faire.
Hubert Guillaud
Je suis sorti aujourd'hui après une semaine à rester enfermé. Petite visite ou super marché et dans un salon de coiffure bien cheap (il n'y avait que celui-là). Le service est tellement mauvais que je paie par carte pour ne pas laisser de pourboire.
Même à 10h du mat, il y a du monde à Carrefour.
Un vieux choupinou à la caisse, je lui aurais bien fait une éjac faciale, mais je n'était pas derrière la ligne bleue, celle qui donne tous les droits.
Je sors sur le balcon. La ville est morte, aucun passant, aucun tram, le même silence chaque nuit. A deux heures du matin, les gens dorment. Les gens qui travaillent dorment.
Après quatre jours sans me laver, sans sortir, j'ai pris un bain. Mon gland ne sent plus cette odeur si particulière des branlettes à répétition et du manque d'hygiène. Cette odeur que j'aime chez moi mais qui me dégoute chez les autres.
J'ai pris 7kg en quelques semaines. C,est la première fois que je prends autant de poids. Quand on mesure 1m73, pour 61kg et qu'on a absolument aucun muscle, prend du gras est un No, No. C'est inesthétique, ça prend de la place (je suis passé de la taille 30 à 31) mais le pire, c'est que vous avez honte de vous montrer. Hier soir, alors que je discuter avec un potentiel plancul, enlever mon polo a été un supplice. Même si je lui plais, je n'irais pas voir ce garçon tant que je n'aurais pas perdu ma bouée... de naufrage.
Encore une crise suicidaire, pendant deux jours, une seule envie : me pendre.
C'est violent. Causé par ex. Heureusement cette fois j'ai pu en parler à quelqu'un.
Me voila de retour à MPL*, dans l'appartement ou vit encore ma mère et ou j'ai vécu pendant un peu plus de vingt ans.
Un petit appartement, où presque rien n'a changé depuis toutes ces années, sauf le papier peint. Si vous rajoutez à cela le fait que ma mère est du genre à tout garder, ou hoarder, comme on dit en anglais, vous comprendrez que revenir ici était mon dernier choix.
J'ai bien essayé de m'installer à Paris, mais partout c'était le même refrain, par de travail, pas de logement et pas de logement pas de travail! En attendant de trouver quoi que ce soit, j'habitais avec l'oncle de mon ex.... Un gentil monsieur qui ne pensait qu'à me sauter, dès le premier jour. Il louait à des touristes sont appartement de 60m² dans le marais et nous habitions dans le 28m² qu'il avait pu avoir grâce à la générosité de la seule et unique entreprise dans laquelle il avait travaillé. À l'aube de la retraite, il avait pu obtenir cette garçonnière pour une centaine d'euros par moi. Cette gestion de bon père de famille lui permettait de mettre de l'argent de côté pour mettre du beurre dans les épinards. Un abonnement au Wahou (la classe supérieure du Club Med Gym), des baskets D&G, de la coke, du GHB, du poppers, des escorts, le véto pour son vieux chat mourant et une demie carafe de rosé, son petit plaisir dans la pizzeria San Antonio, ou il était connu comme le loup blanc.
Notre cohabitation allait bon train, je lui faisais comprendre un peu plus tous les jours que je ne souhaitais pas le connaitre intimement, je l'aidais à choisir son aspirateur, à réparer un meuble, bref ce que je pouvais faire pour l'aider à passer une retraite des plus paisible. Je faisais des aller-retour CDG-MPE, pour ne qu'il se lasse de ma présence et moi de la sienne. Il me disait qu'il allait rencontrer tel ou tel personne, leur parlait de mon cas, qu'on allait me trouver quelque chose. Heureusement, je me souvenais de cette phrase de notre ancien président, celui avec les dents de rongeurs : " Les promesses n'engagent que ceux qui y croient ". Je n'attendais rien, au risque de ne pas être déçu. Cette attitude est sans doute une force chez moi, puisqu'il n'est pas arrivé ce que je n'espérais même pas pensé.
Alors que mon logeur était en voyage, le soir de son retour dans la capitale, je devais revoir son neveu. Je suis sorti avec ledit neveu pendant 5 mois, il y a maintenant 3 ans. L'histoire s'est un peu mal finie, mais comme je suis trop bonne pâte, je pardonne facilement, surtout aux beaux garçons. Au départ le diner devait se faire à deux. Sur le chemin du retour vers Paris l’oncle voulut à tout prix assister au diner. Il s'en suivit un court échange d'une trentaine de SMS, pour finalement se faire dire qu'il était trop fatigué pour venir.
Cependant, je sentais que ce diner l'énervait. Comme je ne voulais pas le déranger en rentrant tard, j'ai décidé de dormir chez mon ex, lui sur la mezzanine, moi sur le canapé.
Le lendemain, je fus réveillé par les appels de l'oncle. Il était dans tous ces états. Ivre de jalousie, il pendait que j'avais préféré passer la nuit entre les bras de son oncle... qu'à côté de lui et son chat. Il alla même jusqu'à m'envoyer un message ou il disait être content de m'avoir connu.
Je devais encore passer deux jours à Paris avant de rentrer chez moi, mais devant une telle scène, André, le neveu, décida de m'inviter chez lui (et ses parents) à Tours. Il faut savoir qu'il louait lui aussi son appartement à des touristes, arrivés le même jour à midi et que je n'avais jamais mis les pieds a Tours, puisque l'on s' était rencontré à plus de 4000 km de la France.
Pour toute une liste de raisons qu'il se serait bien trop à détailler ici, telle que la peur de reprendre avec ex, le manque de place à la consigne de la gare de Lyon pour mes valises de 32 kg que j'avais laissé depuis mon arrivé de YUL* dans la cave de l'oncle et que je voulais récupéré à tout pris, je décidais qu'il était plus sage, mais bien plus onéreux de louer une chambre dans un hôtel avant de revenir à MPL. C'est donc qu'un demi-RSA plus tard, je me retrouvais dans au Kyriad de Paris Bercy. Après ces folles aventures, je pouvais enfin prendre une douche, me changer, me reposer et manger un bout. J'avais aussi besoin de réfléchir après toutes ces étapes.
J'allais aussi profiter de ces derniers jours à Paris pour revoir deux connaissances.
(à suivre)
*J'utilise désormais les codes des aéroports pour parler des villes ou je suis. Cher lecteur, tu comprendras que cela fait beaucoup plus jet set.
J'étais à peine rentré dans la cuisine et je regrettais d'être venu. Je lui avais souvent demandé de rencontrer ses amis, mais finalement, je m'en serai passé. C'était famille de banlieue, quittant leur Roumanie natale et venue à Mtl il y a 20 ans, avec une obsession pour le design, leur nouveau chien, un fils qui ressemble à un acteur Belami, sa copine française et insupportable.
Tout ce bonheur, tout cet amour, toutes ces conversations stériles, ces souvenirs racontés me donnaient chaque seconde l'envie d'en finir. Je me voyais me mettre la corde au cou. Je faisais mon mondain, quelques blagues, des sourires, mais j'étais tellement triste. Je ne supportais même plus mon mec, à ma droite, son humour pas drôle, sa façon nébuleuse d'expliquer les choses, son manque de culture et même la musique pourrie de son iPod dans la voiture me tombait sur les nerfs. Dans la voiture on amène le fils adoré et sa meuf en ville. Je les envie d'avoir eu tout ce dont j'ai manqué. Je les envie de pouvoir sortir ce soir. Je me dis que j'irais voir un psy à mon retour en france.
Je n'ai jamais été aussi déboussolé de toute ma vie. J'ai enfin ma residence permanente, après avoir reçu ma lettre d'expulsion. Je ne sais même pas si je veux revenir. Avoir quitté la fRance si jeune, avoir été seul si longtemps a certainement aidé ma depression. Le problème c'est que je n'ai pas trouvé d'emploi en fRance, pas d'argent... s'installer dans ces conditions, à Paris ou n'importe ou en fRance est impossible.
A 26 ans je me sens tellement vieux, tellement de choses à faire et je n'ai plus de force. Je vais quand même aller nager pour perdre les 7 kilos que j'ai pris... call me fatty boom boom!
Encore seul à Paris.
Saoul avec une bière, blonde.
Comme a chaque fois que je bois,
Citalopram ne fait plus effet.
J'en ai repris ce soir pour ne pas avoir
envie de me jeter par la fenetre demain matin.
Youpi. Et demain je revois mon ex. que j'aime bien.
Enfin une bonne nouvelle.
De retour a Paris et je me demande quoi faire. Essayer de trouver un appartement , sans emploi ou repartir chez moi. Tout en sachant que le chômage est tellement élevé dans le sud... A. a quitté l'appartement pour quelques jours et je m'occupe du chat et du ménage en échange de pouvoir rester.
J'avais toujours pensé que ça serait plus facile pour moi. Plus facile de se trouver un appart ou une coloc une fois rentré sur Paris. Et bien encore une fois j'ai eu tort. Ma seule et unique visite de coloc était mémorable, mais pas pour de bonne raison, cela ressemblait a une interrogation suprise, un jour ou je n'avais pas appris la leçon. Très inconfortable comme situation... et comme j'étais en retard j'avais pris un taxi. je dois être maso, payer pour me faire mal recevoir. En effet, je n'ai pas de travail, et je cherche en plus un appartement ou une colocation. Le bougre me conseille (sans que je lui demande) de me trouver un travaille d'abord. Et si je n'ai pas de logement à Paris... comment y trouver un travail puisque ma famille est à Montpellier.
Heureusement il y a l'oncle de mon ex, tombé amoureux de moi qui m'héberge gentiment dans son 15m2, logement social de la multinationale pour laquelle il a travaillé. J'allais oublier son chat et ses poils, qui dort aussi avec nous. Ah et puis son GHB dans le frigo. Oh, encore, son obsession pour la religion, la coke et les escorts.
Dans mes promenades, j'ai bien regardé les annonces en vitrine des agences immobilières... et presque rien à moins de 900 euros en meublé au mois (la seule option qu'il me reste). Ah si, un appart de 10m2 au 7e sans ascenceur avec toilettes sur le palier.
Je ne sais plus vraiment quoi faire. Rester en province, venir à Paris et me ruiner ou ... ou je sais pas!
Heureusement, R. allait venir en octobre pour fêter mon anniversaire. Ses yeux bleus vont éclaircir mon horizons.
That will be so nice!